Depuis le 1er janvier 2024, tous les revenus de source étrangère rapatriés en Thaïlande par un résident fiscal thaïlandais sont imposables, quelle que soit l'année où ils ont été gagnés. Cela concerne salaires, dividendes, loyers, pensions et gains en capital transférés sur un compte thaïlandais.
Le changement fiscal de 2024 : ce qui a changé
Avant 2024, une règle permettait d'éviter l'impôt en Thaïlande sur les revenus étrangers : il suffisait de ne pas rapatrier ces revenus l'année où ils avaient été perçus. Cette règle du différé d'une année a été supprimée par la circulaire Por. 161/2566 du Département des Revenus thaïlandais, publiée en septembre 2023 et entrée en vigueur au 1er janvier 2024.
Désormais, tout revenu étranger transféré en Thaïlande par une personne résidant plus de 180 jours par an dans le pays est soumis à l'impôt sur le revenu des personnes physiques (PIT), quel que soit l'exercice fiscal durant lequel ce revenu a été généré.
Quels types de revenus sont concernés ?
- Salaires et rémunérations versés par un employeur étranger
- Dividendes provenant de sociétés étrangères
- Intérêts générés sur des comptes bancaires à l'étranger
- Loyers issus de biens immobiliers détenus hors de Thaïlande
- Gains en capital sur la vente d'actifs financiers ou immobiliers à l'étranger
- Pensions de retraite versées par un organisme étranger
- Revenus d'activités indépendantes ou de freelance exercées à distance pour des clients étrangers
⚠️ Attention
La règle s'applique dès lors que vous séjournez 180 jours ou plus en Thaïlande au cours d'une année civile, indépendamment de votre nationalité ou de votre type de visa. Cela inclut les détenteurs de visa touristique cumulant des séjours, les digital nomads et les retraités sous visa LTR ou Non-Immigrant O-A.
Ce qui n'est pas (encore) imposable
Les revenus étrangers non rapatriés — c'est-à-dire conservés sur un compte bancaire hors de Thaïlande et jamais transférés vers un compte thaïlandais — ne sont, en principe, pas soumis à l'impôt thaïlandais. La règle fiscale actuelle repose sur le critère du rapatriement, pas sur celui de la source.
Par ailleurs, les revenus couverts par une convention fiscale bilatérale signée entre la Thaïlande et votre pays d'origine peuvent bénéficier d'exemptions ou de réductions. La Thaïlande a signé des conventions avec plus de 60 pays, dont la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, le Maroc ou encore la Tunisie.
✅ Conseil pratique
Vérifiez si votre pays d'origine a signé une convention de non-double imposition avec la Thaïlande. Si c'est le cas, certains revenus déjà taxés chez vous peuvent être exonérés ou faire l'objet d'un crédit d'impôt en Thaïlande. Consultez votre autorité fiscale nationale (DGFiP, SPF Finances, AFC, ARC, DGI selon votre pays) ou un avocat fiscaliste local.
Taux d'imposition applicables
Les revenus étrangers imposables en Thaïlande sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (PIT), de 5 % à 35 %, après application des abattements personnels prévus par la loi thaïlandaise.
Pour aller plus loin
Pour une vue complète du système fiscal thaïlandais, des conventions applicables et des démarches déclaratives, consultez notre guide détaillé : Fiscalité en Thaïlande pour Expatriés (2026).
⚠️ Avertissement
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les lois et réglementations thaïlandaises évoluent régulièrement. Consultez un professionnel qualifié pour votre situation spécifique.
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